Confinement – jour 8

Avant de lire : dans cet article, je parle de chance mais j’ai évidemment conscience de tout ce qui se passe dehors, du travail des soignants, de l’avancée de la pandémie et du nombre de morts qui augmente chaque jour. Je suis également consciente du confort de ma situation, bien loin des conditions difficiles que beaucoup rencontrent. Cependant, m’apitoyer ne rendra pas nos situations meilleures… Aussi, je préfère trouver les avantages à tirer de cette période compliquée. 

Mon but dans cet article n’est pas de te donner des conseils sur comment optimiser ton temps, comment ne pas perdre la boule en cette période inédite ; moi-même je recherche ces précieuses informations. Par contre, j’avais prévu une petite réflexion pour le vendredi 13 mars, sur la chance. Sur le moment, j’ai annulé sa diffusion. Puis finalement, j’ai pensé qu’elle pouvait s’adapter à cette période étrange.

« Je crois à la chance et je m’aperçois que, plus je travaille dur, plus j’en ai ! »
Thomas Jefferson – XVIIIè. 

Déjà à l’époque, il l’avait compris. Mais au-delà de la force de travail, je crois aussi que la chance relève surtout de l’appréciation de notre environnement et de nos croyances. Le docteur Richard Wiseman l’expose d’ailleurs dans le cadre de sa recherche « Etre chanceux : psychologie et parapsychologie de la chance ». Avec cette expérience, il démontre que la personne qui se considère comme chanceuse va se donner l’autorisation de voir et de regarder les « objets chance » qui composent son environnement.

Jefferson et Wiseman présentent la chance comme une croyance. Et nombre de coachs, philosophes, profs de yoga, écrivains, psychologues et autres leaders d’op admettent que les croyances conditionnent notre vie et notre regard sur les choses. Autrement dit, si je crois que j’ai de la chance, alors je verrais toutes les opportunités qui s’offrent à moi, même si elles sont issues d’un événement négatif : je crois que je suis entourée, alors je ne me sens pas seule ; je crois que je n’ai pas besoin de chocolat pour vivre, alors j’en mange moins (une croyance dure à ancrer, je l’admets) ; je crois que ma sclérose n’impactera pas trop mon quotidien et ne me rendra pas plus faible qu’un.e autre, alors je me sens mieux. Bref, tu as saisi l’idée. Et maintenant ? Que pouvons-nous croire pour rendre ce moment moins difficile, moins coûteux ? Je te présente ci-dessous les croyances que j’ai choisi d’adopter pour traverser cette étape de vie et la mettre au service de mon activité. 

En quoi cette pause peut être bénéfique ? 

Je vais te parler de ma propre situation : aujourd’hui, je n’ai plus de clients. Je venais de terminer le gros de mes missions avant que nous soyons sommé.e.s de rester chez nous et que ce cher Corona annule tous les événements, y.c ceux de réseautage. Ce qui me libère donc beaucoup de temps pour faire ce que les freelances recommandent : je me suis considérée comme une cliente. Face au miroir, j’ai donc eu une longue conversation avec ma « cliente » et ensemble, nous avons analysé sa stratégie de communication et développé son personal branding.

> Avantage 1 : prendre soin de ton image face au miroir

J’ai aussi décidé d’utiliser ce temps pour suivre ces formations qui me faisaient de l’œil depuis un moment. Méthode d’organisation, personal branding, Procreate, rédaction SEO … Mon agenda se remplit de créneaux bien définis. J’ai d’ailleurs remarqué que j’étais beaucoup plus organisée en isolement qu’en temps normal. Peut-être est-ce dû au fait que je ne peux pas avoir d’échange sur le pouce avec la personne qui (n’)est (pas) en face de moi, ou parce que je dois fractionner ma journée en moments bien définis pour tenir sur la durée 🤔 Tout cela pour dire que ce sont des axes d’optimisation dont j’avais connaissance mais que je ne mettais pas en action. La contrainte nous rend plus organisé.e.s et plus créatif.ve.s

> Avantage 2 : développer tes compétences et découvrir que tu as déjà pas mal de ressources en toi

Cette pause sera aussi le moment ou jamais de ressortir ma page de bloc-notes dédiée aux « projets lointains ». Des idées qui me passent par la tête à des moments totalement indus, que je note pour qu’elles arrêtent de flotter librement devant mes yeux puis que j’oublie. Donc on fait le ménage de printemps ici aussi.

> Avantage 3 : remettre tes projets lointains dans la même dimension temporelle que toi

Enfin, ce temps en suspend m’offre l’occasion de réellement apprécier les moments présents avec ma famille chez qui j’ai trouvé refuge, avec mes ami.e.s lors de nos discussions téléphoniques, avec mes collègues entrepreneur.e.s lors de nos réunions Skype ou encore avec mes profs de yoga qui rivalisent de créativité et de générosité pour nous aider à pratiquer même en confinement.

> Avantage 4 : profiter du moment présent

Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de voir cette pause dans mon activité comme une chance. Et je constate que plus je m’active, plus elle me sourit 😉